Alice Blanc est l’incontournable prof d’anglais des RH sur Linkedin. Elle a rejoint l’aventure La Growth Catoche pour proposer son « Business English Guide », un véritable guide pratique pour communiquer avec plus d’aisance et de professionnalisme en anglais, dans les situations qui comptent : e-mails, réunions, négociations et échanges stratégiques. Des formulations prêtes à l’emploi pour gagner en précision, impact et confiance.
Chez Catoche on l’adore parce qu’elle sait manier humour et professionnalisme avec brio.
Coup de projecteur sur une pépite que tu DOIS connaître :
En une phrase : t’es qui, tu fais quoi, et pourquoi un.e RH freelance devrait te connaître ?
Hello Catoche, ravie de faire ta connaissance. Au passage, ton homologue au UK est « Sue » (pour Susie ou Susan).
En quelques mots, je suis Alice, ancienne RH et recruteuse devenue coach en anglais professionnel, spécialisée dans les RH et le recrutement.
J’aide les professionnelles des RH à aligner leur anglais sur leur niveau d’expertise, de crédibilité et d’ambition parce qu’il serait dommage qu’une langue étrangère ait plus de pouvoir sur leur carrière qu’elles-mêmes.
Comment es-tu devenue formatrice en anglais RH indépendante ? C’était quoi ton chemin avant de te lancer ?
J’ai commencé par faire des RH et du recrutement, donc avant d’accompagner les RH en anglais, j’étais moi-même dans leurs chaussures.
J’ai connu les entretiens, les managers, les recrutements, les réunions, les enjeux de carrière… et surtout, j’ai vu beaucoup trop de collègues parfaitement compétentes se mettre soudainement en retrait dès que l’anglais entrait dans l’équation.
Des personnes qui n’osaient pas candidater à un poste international.
Qui laissaient passer une opportunité parce qu’elles ne se sentaient « pas assez bonnes en anglais ».
Ou qui, en réunion, avaient une excellente idée… mais la gardaient bien au chaud parce qu’elles n’étaient pas sûres de savoir la formuler.
Et ça m’a toujours frappée : en français, elles étaient senior. En anglais, elles avaient soudain l’impression d’être stagiaires.
Je me suis ensuite formée à l’enseignement de l’anglais avec le CELTA. Mais assez vite, j’ai compris que je ne voulais pas simplement enseigner l’anglais.
Je voulais travailler sur ce qui se passe quand une professionnelle très compétente doit soudain exercer son métier dans une autre langue.
La crédibilité. La spontanéité. La capacité à convaincre, challenger, négocier, prendre sa place.
C’est comme ça que j’ai construit mon accompagnement à la croisée de mes deux expertises : les RH et l’anglais professionnel.
Raconte-nous une victoire dont tu es fière avec une de tes clientes RH
Une de mes transformations préférées, c’est lorsqu’une cliente arrête de se demander si son anglais est « correct » et recommence à se demander ce qu’elle, elle pense.
J’ai accompagné une professionnelle RH qui avait déjà un très bon niveau d’anglais. Pourtant, dans les situations à enjeu, elle se censurait : elle préparait ses phrases, cherchait ses mots, hésitait à intervenir lorsqu’elle n’était pas certaine de pouvoir exprimer exactement son idée.
Son problème n’était donc pas vraiment son niveau d’anglais mais la place que son anglais prenait dans sa tête.
Nous avons travaillé à partir de ses situations réelles : réunions internationales, échanges avec des managers, prises de position, désaccords, présentations…
L’objectif n’était pas qu’elle parle un anglais plus « sophistiqué ».
C’était qu’elle puisse faire en anglais ce qu’elle savait déjà parfaitement faire en français.
Et le changement que j’ai vu progressivement, c’est qu’elle a commencé à intervenir sans préparer chaque phrase, à défendre ses idées et à prendre davantage sa place.
Pour moi, c’est ça, le vrai avant/après, pas « elle connaît maintenant 47 nouveaux phrasal verbs ».
Elle n’a plus besoin de négocier avec son anglais avant de pouvoir négocier avec quelqu’un d’autre.
En démarrant ton activité d’indépendante, c’est quoi le conseil que t’aurais aimé recevoir (et que personne t’a donné) ?
Tu n’as pas besoin de convaincre tout le monde. Tu dois devenir évidente pour les bonnes personnes.
Au début, on veut souvent être utile à tout le monde : proposer beaucoup de choses, répondre à toutes les demandes, ajuster ses tarifs, expliquer sa valeur…
Bref, on essaie parfois tellement de ne perdre personne qu’on finit surtout par ne plus savoir exactement pourquoi quelqu’un devrait nous choisir.
Avec le recul, j’aurais aimé comprendre plus tôt que la spécialisation n’est pas une limitation. C’est une façon de devenir beaucoup plus pertinente.
Et surtout, qu’il ne fallait pas laisser son ancienne carrière derrière soi pour devenir indépendante.
Mon expérience de RH et de recruteuse est aujourd’hui une partie essentielle de ma valeur.
Quand une cliente me parle d’un hiring manager, d’un comité de direction, d’une mobilité internationale ou d’un entretien qui peut changer la suite de sa carrière, je ne découvre pas son monde en même temps qu’elle.
Je connais le terrain.
Ton accompagnement : c’est pour qui, ça débloque quoi concrètement, et comment on te suit / on bosse avec toi ?
J’accompagne principalement deux types de professionnelles des RH.
La première a déjà un anglais solide.
Elle veut que son niveau d’anglais soit enfin à la hauteur de son niveau professionnel.
Pouvoir être aussi précise, spontanée, convaincante et crédible en anglais qu’en français. Prendre la parole en réunion internationale. Challenger un hiring manager. Présenter un sujet à des dirigeants. Négocier. Donner du feedback. Gérer une conversation délicate.
Bref, ne plus avoir l’impression que son anglais enlève quelques points de QI à chacune de ses interventions.
La seconde a une ambition professionnelle très concrète. Elle vise un poste qui la fait vraiment rêver. Elle veut travailler à l’international, rejoindre une entreprise plus internationale, accéder à davantage de responsabilités ou améliorer son niveau de vie.
Pour elle, l’anglais n’est pas « une compétence à améliorer ».
C’est la porte qu’elle doit réussir à ouvrir.
Dans les deux cas, je pars de la personne, de son contexte professionnel et surtout de l’endroit où elle veut aller.
L’accompagnement est personnalisé, exigeant et construit autour de situations professionnelles réelles. On travaille évidemment la langue, mais aussi la manière de communiquer, la précision, la posture, la confiance et la capacité à avoir de l’impact dans des situations à enjeu.
Et tout ça se fait avec un brin d’humour et un côté volontairement décalé parce que je considère qu’un coaching exigeant n’a aucune raison d’être austère.
Les sessions doivent être un plaisir, pas une corvée.
On peut travailler sérieusement sans se prendre au sérieux toutes les 30 secondes. Et je veux que mes clientes ressortent d’une session en ayant progressé, certes — mais aussi avec le sentiment d’avoir passé un bon moment.
Tu veux en découvrir davantage sur le travail d’Alice ? Rdv sur la Growth Catoche pour tester son guide, ou directement sur son site https://englishwithalice.com/